Zika et malformations congénitales – Etude

Le 1 octobre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Le virus Zika, principalement transmis par le moustique, est apparu il y a plusieurs décennies mais ce n’est que depuis peu qu’il est à l’origine de malformations congénitales en raison d’une mutation remontant vraisemblablement à 2013 révèlent des chercheurs. Explications.

Dans une étude publiée dans le journal américain Science, ces chercheurs expliquent pour la première fois comment un virus autrefois relativement inoffensif est devenu une menace pour la santé publique mondiale. La faute, selon eux, à une seule mutation survenue autour de 2013 dans l’une des protéines du virus, appelée pRM et qui serait à l’origine des graves malformations du foetus constatées, selon l’étude. Ce changement intervenu dans la couche protectrice du pathogène a rendu le
virus plus susceptible de tuer les cellules cérébrales en développement chez la souris et l’homme, ont montré des expériences.

Zika, dès les années 70

Cette mutation, connue sous le nom de code S139N, fait partie des « nombreux changements » qu’a connu le génome du virus entre 2010 et 2016, selon l’étude. Repéré pour la première fois en 1947 en Ouganda sur un singe, le Zika est à l’origine d’infections humaines dans plusieurs pays africains et asiatiques à partir des années 1970. Les premières épidémies sont signalées en 2007 en Micronésie, puis en 2013-2014 en Polynésie française. En 2015, des souches appartenant à la lignée asiatique apparaissent au Brésil, avant de s’étendre à une quarantaine de pays du continent américain.

Zika, un grand danger pour les femmes enceintes

Aujourd’hui, le virus s’est propagé dans 84 pays. Il se transmet par des piqûres de moustique ou des rapports sexuels et est particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré en novembre 2016 le statut d' »urgence de santé publique de portée mondiale » du virus, lié à de graves anomalies cérébrales chez les nourrissons. Plusieurs dizaines de vaccins sont actuellement à l’étude, mais aucun ne sera disponible avant 2020, selon l’OMS.

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