Vaccins : la confiance s’érode…

Le 18 octobre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Si les Français restent largement favorables à la vaccination en général (75% de la population), reste que leur confiance s’est érodée au fil des années, révèle une étude rendue publique hier.

Ainsi, en 2016, trois Français interrogés sur quatre se sont déclarés favorables à la vaccination en général, selon les résultats du Baromètre Santé 2016 qui paraîtra complet jeudi dans un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). L’adhésion, qui était de l’ordre de 90% dans les baromètres des années 2000 et 2005, avait déjà diminué à 78,8% en 2014. Seuls les chiffres de 2010 avaient montré une adhésion moins importante (61,2%), témoignant alors des réticences à la vaccination contre la grippe pandémique A (H1N1) en 2009.

Les vaccins qui rebutent le plus

En 2016, parmi les 14.875 personnes interrogées en métropole, 41,5% déclaraient par ailleurs être défavorables à une ou plusieurs vaccinations en particulier. Celle contre la grippe saisonnière est encore celle qui recueillait le plus d’opinions défavorables ecette même année (15,4% de l’ensemble des personnes interrogées âgées de 18 à 75 ans), devant la vaccination contre l’hépatite B (13%) et celle contre les infections à papillomavirus (5,8%). Il faut savoir aussi que seulement 2,4% de la population interrogée est défavorable à la totalité des vaccinations, un taux stable depuis 2010.

La vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR), le BCG et la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) suscitent peu d’avis défavorables

La vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR), le BCG et la vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) suscitent peu d’avis défavorables (inférieurs à 2%), selon l’étude réalisée avant l’annonce de l’extension de l’obligation vaccinale aux onze vaccins administrés à la plupart des enfants. « Les réticences concernent très peu les vaccinations pour nourrissons, mise à part celle contre l’hépatite B qui cristallise encore des réticences », relève le Dr Christine Jestin de l’agence sanitaire Santé publique France à l’origine du bulletin. 

Objectif : renforcer la couverture vaccinale

« A la veille du débat parlementaire sur l’obligation vaccinale, il est apparu important, d’une part, de publier dans le BEH les résultats de ces travaux qui ont éclairé le comité d’orientation de la concertation citoyenne et, d’autre part, de présenter les arguments de nature épidémiologique qui montrent l’importance d’une amélioration de la couverture vaccinale des jeunes enfants », explique de son côté, le Dr François Bourdillon, directeur de Santé publique France.

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