Tout savoir sur le myélome avec le Pr Choquet – ITW

Le 1 mai 2017 - Par Vanessa Bernard

Connaissez-vous le myélome ? Il s’agit en fait d’une forme de cancer assez rare. Le docteur Sylvain Choquet, praticien hospitalier au CHU de la Pitié Salpêtrière, spécialisé en hématologie, nous en dit plus. Rencontre. 

Qu’est-ce qu’un myélome ?

Pr sylvain choquetLe myélome est une forme rare de cancer. En France, entre 4 000 et 5 000 personnes sont diagnostiquées chaque année de cette pathologie qui touche la moelle osseuse. Dans celle-ci, on trouve des cellules appelées plasmocytes, qui ont pour fonction de fabriquer des anticorps, responsables de la lutte contre les infections. Dans le cas d’un myélome, les plasmocytes se divisent, prennent beaucoup de place et peuvent sécréter des substances néfastes pour l’organisme, et provoquer des lésions osseuses pouvant conduire à des fractures, de l’anémie

Quelles sont les personnes atteintes par cette pathologie ?

C’est une maladie qui touche presque toujours les adultes, et surtout les personnes âgées. En moyenne, les patients atteints ont autour de 60 ans. Il n’y a aucune cause connue, mais il arrive parfois qu’un lien génétique soit mis en évidence dans des familles qui recensent plusieurs cas. Ces dernières années, l’incidence du myélome a augmenté grâce aux médecins généralistes, mieux formés au dépistage. Entre 1995 et 2005, le nombre de malades diagnostiqués a par exemple grimpé de 10%.

Comment est-il diagnostiqué ?

On pense au myélome lorsqu’au cours d’une électrophorèse, un examen biologique, on constate qu’un anticorps est plus présent que les autres. D’autres éléments peuvent alerter et faire penser à la maladie : des douleurs osseuses, des fractures… En cas de doute, les patients sont orientés vers des hématologues.

De nombreuses recherches ont permis un vrai progrès dans la prise en charge du myélome, avec de nouvelles molécules

Comment est traité le myélome ?

La particularité du myélome, c’est qu’on ne soigne pas tous les cas, surtout s’il est diagnostiqué tôt. La maladie n’est traitée que si le patient manifeste un ou plusieurs de ces symptômes : calcium (hypercalcémie), anémie, lésions rénales ou osseuses. Dans ce cas, en fonction de l’état du patient, divers traitements peuvent être envisagés et associés : chimiothérapie, autogreffe… Et dans le cas contraire, le patient peut vivre sans traitement, même s’il sera particulièrement surveillé.

La prise en charge des patients a-t-elle évolué ces dernières années ?

Oui, de nombreuses recherches ont permis un vrai progrès dans la prise en charge du myélome, avec de nouvelles molécules, des médecins généralistes mieux formés… Mais une chose importante à retenir est que c’est aujourd’hui une maladie qu’on ne réussit pas à guérir, une maladie chronique. On peut la maîtriser, mais par à-coups, il y a des rechutes. Toutefois, avec un diagnostic précoce et un bon suivi, de nombreux malades peuvent maintenir une bonne qualité de vie.

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