50% de bio dans les cantines : c’est pour bientôt !

Le 4 décembre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

L’objectif de passer à 50% de produits bio et locaux dans la restauration collective d’ici à 2022 fera l’objet d’une loi, a déclaré le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert dans le Journal du Dimanche.

Interrogé pour savoir si cet objectif serait inscrit dans la loi, le ministre a répondu : « oui, ce chiffre fait partie des objectifs d’une grande politique d’alimentation. Il y en a d’autres. Par exemple qu’en 2022 l’essentiel des oeufs coquille consommés proviennent d’élevages alternatifs à la cage. » Le fait de passer à 50% de produits bio dans les cantines faisait parti des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Promesse qu’il a renouvelée lors de son discours de Rungis en octobre sur les Etats généraux de l’Alimentation.

Il faut investir dans la prévention, notamment vis-à-vis des jeunes, amplifier et diversifier les actions d’éducation alimentaire, la sensibilisation, l’information

Le président Macron avait alors annoncé qu’il voulait légiférer par ordonnances au premier semestre 2018 pour rééquilibrer les contrats entre agriculteurs et distributeurs ainsi que sur le seuil de revente à perte, afin que les agriculteurs soient mieux rémunérés. Concernant le lien entre santé et alimentation, Stéphane Travert a également indiqué au JDD qu’il réfléchissait avec la ministre chargée de la Santé « à un fonds de prévention public-privé ». « Il faut investir dans la prévention, notamment vis-à-vis des jeunes, amplifier et diversifier les actions d’éducation alimentaire, la sensibilisation, l’information », a-t-il ajouté.

Une mesure approuvée

Interrogé par BFMTV sur cet objectif pour le bio dans les cantines, l’ancien ministre socialiste de l’Agriculture Stéphane Le Foll a jugé que « c’est possible », « si on continue sur la voie que nous avons tracée avec les acteurs » de ces secteurs. « Je suis beaucoup plus favorable à cette stratégie-là qu’à ce qu’a annoncé Nicolas Hulot : un jour obligatoire sans viande (à la cantine). Qu’on offre des alternatives avec des repas végétariens, cela me paraît logique, mais qu’on impose un repas végétarien, je trouve ça un peu bizarre », a-t-il ajouté. Le député de la Sarthe a appelé à « bien réfléchir à ce genre de sujet socialement » pour « les couches populaires les plus pauvres où l’on mange de moins en moins de viande car c’est trop cher », car « les cantines scolaires sont des lieux où les enfants ont un repas avec vraiment de la diversité par jour ».

 

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