Jeux virtuels : attention à la dépendance !

Le 26 décembre 2016 - Par Vanessa Bernard

A noël, vos enfants ont peut-être reçu comme cadeau le dernier Smartphone, une tablette, une console ou encore un nouvel ordinateur. De quoi s’ouvrir un peu plus les portes du monde virtuel. Mais attention, toutefois, à ne pas les rendre « accrocs » !

Selon l’enquête Pelleas de l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) et du centre Pierre-Nicole de la Croix-Rouge française, datant d’il y a 2 ans, il apparaît que que surfer sur Internet pour le plaisir et jouer à un jeu vidéo arrivent en tête des pratiques d’écrans chez les collégiens et lycéens interrogés. Dans cette étude, en effet, plus de huit jeunes sur dix déclaraient jouer aux jeux vidéo au moins une fois par semaine. Et, au lycée, près de 90 % des garçons avouaient avoir déjà joué à un jeu classé PEGI 18, c’est-à-dire déconseillés aux mineurs.

Jamais sans mon Smartphone

Quel parent n’a jamais pesté contre son ado en train d’envoyer subrepticement un « SMS » à un copain pendant le repas ? Quel parent n’a jamais crié à son enfant : « Si tu n’arrêtes pas de hurler parce que tu as raté un but à FIFA, je te prive de console pendant 15 jours » ? Très peu nombreux sans doute, car l’écran est définitivement entré dans les moeurs. Si de l’ado qui joue (raisonnablement) à celui qui ne peut plus se passer du tout de sa tablette ou de son ordinateur, au point d’en devenir asocial, il y a un long chemin, reste qu’il est des comportement à surveiller.

Quand peut-on parler d’addiction ?

On parle d’addiction quand le jeu virtuel devient le principal centre d’intérêt de l’enfant voir l’unique, au détriment d’autres activités plus ouvertes sur le monde réel. Et, il faut savoir que cette addiction est particulièrement préoccupante lors de l’adolescence une période importante où jeux et scolarité ne font pas bon ménage ! Si votre enfant a tendance à passer beaucoup de temps à jouer devant un écran, s’il ne sort plus ou peu pour voir ses amis, s’il est incapable de « décrocher », et qu’en sus, son travail à l’école s’en ressent car ses résultats baissent, qu’il dort moins et mange mal : attention, il est peut-être en danger ! L’isolement, un comportement agressif, le repli sur soi… sont alors des signes d’alerte à surveiller de très près.

Conseils aux parents

Comme il vaut mieux « prévenir » que « guérir », la première chose à mettre en place est le contrôle du temps de jeux virtuels de vos enfants. S’il n’existe pas de limites de temps en deçà duquel il n’y aurait pas de dangers, les spécialistes s’accordent à dire quand même que l’investissement que l’enfant met dans le jeu pose plus de problèmes que le temps de jeu réel, même si les deux peuvent être liés, bien sûr. Malgré tout, comme dans beaucoup d’autres domaines, il est indispensable de poser des limites.

En outre, il est aussi conseillé aux parents de bien évaluer le contenu du jeu vidéo grâce aux indications des boîtiers. Ainsi, si un jeu est interdit au moins de 18 ans, ce n’est pas pour rien : il peut contenir des scènes très violentes, voire pornographiques… Le contrôle parental peut aussi être une solution pour s’assurer que l’ado ne soit pas en contact avec des sites inappropriés.

Addiction aux jeux virtuels : que faire ?

Si malgré ces précautions, votre enfant montre des signes inquiétants, il est possible alors d’aller encore plus loin en le faisant consulter. Il existe en France quelques centres spécialisés dans la prise en charge de la dépendance aux jeux virtuels : liste des adresse ici.

Le profil type du joueur de poker pathologique

Des chejoueur de pokerrcheurs de l’Inserm ont mis au point un dispositif informatique permettant de repérer les accros aux jeux en ligne et ceux qui sont sur le point de le devenir. Pour mener à bien leur étude, ils ont sélectionné un site de poker en ligne et ont envoyé un message aux 170 063 inscrits, les appelant à décrire leur propre comportement face aux jeux grâce à un questionnaire médical scientifiquement validé. Une fois les informations collectées, un classement en fonction des différents degrés de dépendance a pu être effectué : 18% des inscrits étaient « vraisemblablement » dépendants. En assemblant plusieurs données, les chercheurs ont pu établir le profil type du joueur présentant une addiction : un homme, âgé d’au moins 28 ans, misant de l’argent dès son inscription sur le site de poker et jouant plus de 60 parties tous les mois.
Une démarche aux résultats encourageants que l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL) « pourrait reproduire à des fins de prévention, afin de repérer les joueurs en difficulté, pour les informer et leur proposer un accompagnement sans que les joueurs n’aient à faire de démarche ».

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