Greffes : plus d’interventions mais toujours plus de demandes !

Le 19 février 2016 - Par Manon Costantini

Le rein est l’organe le plus greffé. En 2015, plus de 54 600 personnes vivaient en France avec un organe greffé. En 20 ans, les intervention du genre ont considérablement évolué. Cependant, elles ne cessent d’augmenter, au même titre que les demandes…

La greffe en général se pratique nettement plus qu’au siècle dernier. La qualité du greffon s’est elle aussi largement améliorée. En 2016, le nombre de greffes poursuit son essor en France, grâce notamment à une augmentation des transplantations rénales provenant des donneurs vivants. Mais si la pratique s’effectue davantage, la demande est aussi de de plus en plus forte…

En cause d’abord : le vieillissement de la population

Principale cause de la hausse de la demande : le vieillissement de la population qui a pour conséquence une liste d’attente pour les transplantations d’organes qui ne cesse de s’allonger même si « 2015 a été une bonne année pour la greffe », indique Anne Courrèges, directrice générale de l’agence sanitaire. L’évolution est nette pourtant : plus de 3 000 greffes ont été pratiquées en 2014, soit une hausse de 36% comparé à 2005, et +8% de 2014 à aujourd’hui.

Plus de 3 000 greffes ont été pratiquées en 2014, soit une hausse de 36% comparé à 2005

Pour autant, plus de 21 000 personnes, soit plus du double qu’il y a 20 ans, restent en attente d’un greffon…

Plus de donneurs vivants

Facteur encourageant, néanmoins, la mobilisation générale face à la situation. On parle ici, de la population française qui s’est positionnée « en masse » en faveur du don. Ainsi, 50% de la population dit s’être avoir pris parti pour le don. Alors que, depuis 10 ans, le taux de refus de prélèvements sur une personne en état de mort cérébrale reste bloqué, le don de greffe à partir de donneurs vivants, lui, ne cesse d’augmenter.

Lire aussi : 

- L’ITW du Pr. Legendre : « Tout ce qu’il faut savoir sur la greffe de rein »

© iStockphoto

A savoir aussi…

En France, le don d’organe repose sur le principe du consentement présumé. Il faut comprendre par là que la loi française considère tout le monde comme étant un potentiel donneur. Le seul moyen d’exprimer son refus, c’est d’en parler à un proche ou de s’inscrire directement au registre national de refus, qui compte près de 120 000 personnes.

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