Ne sous-estimez pas les effets d’une carence en fer !

Le 31 août 2016 - Par Information ommuniquée par Vifor Pharma

Le fer est indispensable à l’équilibre de l’organisme : il participe, en effet, au transport de l’oxygène dans le sang grâce à son action dans la formation de l’hémoglobine. Une carence, avec ou sans anémie, peut ainsi devenir une condition sous-jacente dans de nombreuses maladies chroniques.

La carence en fer est dans le monde la première cause des anémies*(1). La maladie atteint en particulier les enfants et les femmes en âge de procréer(1). Pendant la grossesse, les femmes sont particulièrement touchées : 50 % d’entre elles présenteraient une anémie ferriprive après la 25semaine d’aménorrhée ; la carence en fer est aussi associée à une augmentation de la prématurité, un petit poids de naissance, et plus grave encore, une augmentation de la mortalité périnatale et de la morbidité maternelle(1).

La carence en fer et le coeur

La carence en fer a aussi un rôle démontré dans différentes pathologies, notamment, l’insuffisance rénale chronique et les maladies inflammatoires intestinales(2) (voir encadré). En outre, qu’elle soit associée ou non à une anémie, on sait désormais qu’elle est une comorbidité particulièrement fréquente chez l’insuffisant cardiaque(3). C’est pourquoi, dans ses recommandations de 2012, confirmées d’ailleurs il y a quelques mois, l’European Society of Cardiology (ESC), préconise pour le diagnostic et le traitement de l’insuffisance cardiaque, une mesure des paramètres de la carence en fer chez tous les nouveaux patients symptomatiques touchés par cette pathologie du coeur (3).

Prévenir, mais aussi diagnostiquer et traiter…

Les symptômes de l’anémie par carence en fer sont les signes habituels de l’anémie associés à des altérations plus spécifiques (1) comme des cheveux qui tombent, laineux, qui blanchissent, une pilosité anormalement intense, des mycoses des ongles, parfois une modification du goût… Mais avant même l’apparition de ces signes, il faut savoir aussi qu’en dehors de l’anémie, la carence en fer, pourrait être associée à de nombreux maux. Alors, en cas de baisse des performances intellectuelles, de fatigabilité à l’effort, d’augmentation de la susceptibilité aux infections… il est nécessaire d’aller consulter. Si on ne connaît pas les effets de la correction de la carence en fer sur le pronostic des patients, on sait en revanche qu’elle améliore très rapidement les symptômes et la capacité d’effort (3).

* Anémie : diminution du nombre de globules rouges dans le sang

1. Examens du métabolisme du fer dans les carences – Rapport d’évaluation – HAS – Mars 2011
2. Cahiers de nutrition et de diététique (2012) 47, 134—138 – Patrice Cacoub – Service de médecine interne, hôpital Pitié-Salpêtrière
3. Réalités Cardiologiques # 317_Mars 2016 – M. Galinier – Service de cardiologie – CHU Rangueil, Toulouse.
4. L’anémie liées aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin pour les personnes atteintes de colite ulcéreuse ou de la maladie de Crohn – ASMCC (Association Suisse de la Maladie de Crohn et Colite ulcéreuse) en collaboration avec Vifor Pharma – 2010

Carence en fer et obésité

Reconnue comme le seul traitement efficace et durable contre l’obésité morbide, la chirurgie de l’obésité réduit la taille de l’estomac et/ou diminue l’assimilation des aliments pour permettre une perte de poids. Une des complications nutritionnelles les plus fréquentes de l’obésité et de sa chirurgie est la carence en fer ou l’anémie* par manque de fer. Chez les patient obèses, la carence en fer est à l’origine d’une asthénie, d’une fatigabilité à l’effort, d’une baisse des performances intellectuelles, auxquelles s’ajoutent une augmentation du rythme cardiaque, des vertiges, des problèmes de goût, une pâleur du visage au stade plus avancé de l’anémie. Les personnes souffrant d’obésité ont la possibilité de se renseigner auprès du Collectif National des Associations des Obèses (www.cnao.fr).

La carence en fer dans les MICI

La carence en fer est l’une des complications les plus fréquentes chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques intestinales type maladie de Crohn (4). Elle reste insuffisamment diagnostiquée et traitée. Les patients subissent donc souvent les effets de grosse fatigue dont elle est responsable ne réalisant pas à quel point ils se sentiraient mieux par une prise en charge adaptée. Il faut savoir pourtant que les saignements digestifs ainsi qu’un apport inadéquat ou une absorption insuffisante du fer, épuisent les réserves ferriques dans l’organisme et entament la capacité des globules rouges à transporter l’oxygène dans l’organisme. Avec l’anémie ferriprive, l’anémie inflammatoire est la seconde cause d’anémie la plus fréquente (1).

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