Sclérose en plaque (SEP) : symptômes, causes, traitements

Le 22 avril 2016 - Par Vanessa Bernard

Maladie chronique qui atteint le système nerveux central (SNC), la sclérose en plaques (SEP), dans environ 85 % des cas, démarre par une poussée, c’est-à-dire une attaque inflammatoire qui provoque alors une destruction plus ou moins importante de la myéline. Causes de la sclérose en plaques, traitements et symptômes de la SEP, on vous dit tout.

La myéline est ainsi l’enveloppe protectrice assurant la conduite des messages nerveux d’une partie du corps à une autre. Au cours de la SEP, elle se voit plus ou moins réduite : on parle alors de démyélinisation, aussi bien au niveau du cerveau que de la moelle épinière ; l’influx nerveux est ralenti, voire suspendu, et l’information n’est plus transmise normalement. La survenue d’une poussée entraîne des symptômes différents d’une personne à l’autre comme des fourmillements, des troubles moteurs, sensitifs, visuels, une fatigue importante, une sensation dite de « décharges électriques », une grande perte de forces, parfois même une paralysie…

Quelle est l’origine de cette maladie ?

La SEP est considérée comme une maladie auto-immune : cela signifie que le système de défense (système imtraiter-la-sepmunitaire), qui en temps normal nous protège des agents étrangers se met, au contraire, à attaquer notre organisme. Quant à véritablement « identifier », les causes de la maladie, la recherche ne peut pas encore vraiment se prononcer…

Quand pour certains, les premiers symptômes  se manifestent par des « fourmillements », pour d’autres, il s’agit plutôt « d’engourdissements »

On sait cependant que l’association de plusieurs facteurs génétiques et environnementaux tels que l’infection par le virus d’Epstein Barr, le tabagisme ou encore le manque d’ensoleillement peuvent représenter des indicateurs de la SEP. On ne peut pas vraiment dire non plus que la sclérose en plaques est une maladie neurologique héréditaire mais on sait qu’elle se développe chez les sujets génétiquement prédisposés après exposition à un ou plusieurs facteurs de risques environnementaux. Le Pr. Gilles Edan, neurologue et chef du Pôle Neurosciences du CHU Pontchaillou à Rennes, grand spécialiste du sujet explique que « dans les familles déjà touchées par la maladie, le risque pour la filiation de partager la SEP est d’environ 2 à 3% ».

Quels sont les symptômes de la SEP ?

Dans 15 % des cas, les premiers symptômes neurologiques surviennent dès le début de la sclérose en plaques et s’aggravent de manière progressive et irréversible. Mais l’évolution de la maladie étant extrêmement variable d’une personne à une autre, il reste impossible aujourd’hui de prédire au sujet qui vient d’apprendre qu’il en est atteint comment sa pathologie évoluera dans le temps. Quand pour certains, les premiers symptômes de la SEP se manifestent par des « fourmillements » dans les jambes qui deviennent de plus en plus importants, pour d’autres, il s’agit plutôt « d’engourdissements au niveau des pieds ». On va également parler d’un trouble visuel (la perte de la vue d’un côté, par exemple). Mais on peut dire sans trop se tromper que lors des premières poussées, les symptômes les plus fréquents sont les troubles visuels, les troubles sensitifs ou encore les troubles moteurs, un trouble de l’équilibre, par exemple. Plusieurs de ces manifestations peuvent survenir en même temps.

Les traitements de la SEP

Les causes de la maladie n’étant, pour l’instant, pas identifiables, il n’existe pas, à ce jour, de traitement permettant de guérir la sclérose en plaques. Mais les recherches menées ces 20 dernières années ont contribué à des progrès spectaculaires dans la prise en charge de la maladie : avec l’imagerie, par exemple, le diagnostic de la SEP est aujourd’hui établi plus rapidement et la prise en charge thérapeutique du patient initiée plus précocement.

L’évolution de la SEP nécessitera parfois plusieurs types de traitements : des traitements de fond de la maladie, un traitement des poussées et enfin des traitements symptomatiques

Ce sont les premières visites chez le neurologue qui vont déterminer le traitement adéquat et les différentes options thérapeutiques possibles. L’évolution de la SEP nécessitera parfois plusieurs types de traitements : des traitements de fond de la maladie, un traitement des poussées et enfin des traitements symptomatiques. Ces derniers vont permettre d’améliorer certains signes particuliers : les troubles de la marche, la raideur, la fatigue ou les troubles urinaires. Les traitements de fond, eux, vont viser à réduire la fréquence des poussées et à ralentir la progression de lésions qui pourraient devenir définitives (handicaps). Ils peuvent être administrés soit par voie orale, soit par voie injectable. En fonction du médicament, le mécanisme d’action va différer : certains de ces traitements agissent plutôt en modifiant ou modulant la réponse immunitaire et sont dits « immunomodulateurs », tandis que d’autres bloquent cette réponse immunitaire et sont dits « immunosuppresseurs ».

La rééducation : un traitement à part entière

Il faut savoir aussi que la rééducation fait partie intégrante de la prise en charge de la SEP, en complément des traitements évoqués. Celle-ci va faire intervenir différents spécialistes : médecin de médecine physique, kinésithérapeute, ergothérapeute, etc. Elle doit être la plus précoce possible afin de préserver l’autonomie et la qualité de vie du patient. Outre des exercices de rééducation, des massages et des mouvements doux pour préserver la masse musculaire peuvent aussi être utiles.

© iStockphoto

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