Schizophrénie hébéphrénique : définition

Le 21 avril 2016 - Par Manon Costantini

Alors que près de 450 000 personnes sont atteintes de schizophrénie en France, certaines sous-catégories de cette maladie psychiatrique se diagnostiquent parfois difficilement. En particulier lorsqu’il s’agit de la forme qui frappe au plein coeur de la jeunesse… la schizophrénie hébéphrénique : définition.

Les différentes formes de schizophrénie

Pour comprendre la schizophrénie, il faut d’abord savoir qu’étymologiquement, « schizo » signifie « diviser » quand « phrenie » se traduit par « esprit ». Cette psychose se manifeste donc dans tous les cas par une perte de contact avec la réalité ainsi qu’un changement du comportement. Pourtant, la maladie se décline en plusieurs sous-catégories qui correSchizophrénie hébéphréniquespondent à différents stades d’évolution. Le patient peut montrer et surtout ressentir différents symptômes en fonction de ces derniers. En effet, en plus de la forme paranoïde, il existe aussi la forme dysthymique, qui se traduit par des épisodes délirants tantôt maniaques, tantôt dépressifs.

Ce stade, assez violent, se repère assez facilement par les spécialistes. Sinon, on parle également de la forme hébéphrénique. Ce stade de la maladie survient à l’adolescence, le plus souvent entre 15 et 20 ans. Retrait social – aussi nommé retrait autistique – en raison d’un appauvrissement relationnel, chute des résultats scolaires due à un appauvrissement intellectuel, échecs soudains dans la vie professionnelle à cause d’un manque de motivation, absence totale de délire paranoïde : discrète et parfois même insidieuse, cette forme de schizophrénie joue souvent de mauvais tours aux spécialistes et à l’entourage du patient. Sa définition est donc complexe. L’hébéphrénie représente environ 20% des cas de schizophrénie.

Des symptômes visibles mais trompeurs

Au-delà des changements soudains et du repli sur soi constatés, la schizophrénie sous sa forme hébéphrénique entraîne avec elle bien d’autres symptômes « basiques » de la maladie comme des discours désorganisés, des comportements incohérents et une schizophasie, un trouble rendant le langage confus et répétitif généralement observé dans les cas de troubles mentaux. On observe également chez les sujets des signes de catatonie, un désordre psychiatrique qui se traduit par une alternance entre périodes de passivité et négativisme, et épisodes d’excitations inopinées, accompagnés d’un comportement hyperactif pouvant parfois mener à de la violence.

La liste des symptômes peut être longue puisque les spécialistes parlent également d’une distorsion de la réalité, impliquant alors des hallucinations ou une pauvreté psychomotrice. Cette dernière fait notamment référence à l’apraxie que l’on constate lorsque le patient est incapable d’effectuer un ou plusieurs mouvements : c’est un signe clinique qui démontre une déficience des fonctions motrices. Le manque d’expression faciale peut aussi faire partie des signes évocateurs de la maladie : cela peut traduire une incapacité du patient à ressentir des émotions positives et du plaisir, c’est ce que l’on appelle l’anhédonie ; mais ce peut être la conséquence également d’une apathie profonde, c’est-à-dire un état d’indifférence à l’émotion et/ou la motivation.

La liste des symptômes peut être longue puisque les spécialistes parlent également d’une distorsion de la réalité, impliquant alors des hallucinations ou une pauvreté psychomotrice

La psychothérapie et la médication constituent les deux traitements principaux pour la prise en charge de cette pathologie. Cependant, l’affection psychique peut résister au traitement par neuroleptiques, c’est-à-dire des médicaments tranquillisants et anti-délirants. Difficile à diagnostiquer, cette forme de schizophrénie nécessite un traitement régulier et rigoureux. Dans le cas contraire, la maladie peut s’avérer très invalidante pour le sujet touché ainsi que pour son entourage.

© iStockphoto

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