Obésité à l’adolescence : la chirurgie en dernier recours

Le 2 juin 2016 - Par Manon Costantini

La Haute Autorité de Santé (HAS) remet les points sur les i : les adolescents qui présentent un cas d’obésité ne doivent penser à la chirurgie qu’en solution de dernier recours. En France, près de 4% des jeunes de moins de 18 ans seraient obèses.

114 mineurs opérés en 2013 contre 53 en 2009

La Haute Autorité de Santé (HAS) est inquiète et le fait savoir : la multiplication des opérations pratiquées par des médecins non-spécialistes de l’obésité infantile représente un problème de santé publique. En France notamment, où l’obésité n’en finit plus de gagner du terrain au fil des années, 114 mineurs ont subi une chirurgie de l’obésité en 2013 contre seulement 53 en 2009, a indiqué la HAS.

Une chirurgie considérable

Pourtant, la chirurgie « bariatrique », qui permet de réduire la taille de l’estomac grâce à la pause d’un anneau gastrique ou de limiter l’absorption des aliments par une partie des intestins, « peut entraîner des complications graves et des difficultés au quotidien, même plusieurs années après l’intervention », a mis en garde la Haute Autorité de Santé.

Des recommandations saluées par les associations

Depuis plusieurs années déjà, collectifs et associations réclamaient une liste de recommandations officielles quant aux solutions pour se soigner de l’obésité et notamment par le biais d’une chirurgie : « Le but est de ne pas pousser les enfants au bloc opératoire », souligne Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’obèsesattention-obesite. En effet, une opération chirurgicale de ce type nécessite un suivi rigoureux avant et après l’intervention : la chirurgie ne permet pas « à elle seule de perdre du poids et n’est efficace qu’à condition de modifier ses habitudes alimentaires, d’augmenter son activité physique et d’être suivi médicalement à vie », s’est empressé de rappeler la HAS, qui ne recommande la chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans qu’en cas : « d’échec avéré de la prise en charge thérapeutique octroyée au patient ».

© iStockphoto

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