Maladie de Lyme : l’essentiel vu par une spécialiste

Le 29 mars 2018 - Par Vanessa Bernard

Parmi les maladies zoonotiques qui se transmettent de l’animal à l’homme, la maladie de Lyme est la plus connue. Mais ce n’est pas la seule ! D’où l’importance d’adopter les bons réflexes. Les conseils du Dr Sylvie de Martino, bactériologiste.

unnamedPourquoi les tiques peuvent-elles être dangereuses ?

Il faut savoir que les animaux sont porteurs d’un certain nombre de micro-organismes et que par conséquent, une tique se nourrissant du sang d’un animal peut en être vecteur. Dès lors, une fois qu’elle pique l’homme, elle peut aussi lui transmettre une bactérie, un virus ou un parasite qui vont pouvoir être responsables de certaines maladies comme la borréliose de Lyme, ou encore l’anaplasmose granulocytaire humaine, l’encéphalite, la babésiose… Pour autant, toutes les tiques ne sont pas forcément porteuses de germes pathogènes de même que toute personne piquée ne développera pas forcément de pathologies.

Il faut savoir que les animaux sont porteurs d’un certain nombre de micro-organismes et que par conséquent, une tique se nourrissant du sang d’un animal peut en être vecteur

Oui, mais alors comment prévenir la maladie de lyme ?

Dans une zone exposée, par exemple, il est conseillé aux promeneurs de porter des vêtements longs en premier lieu, et d’utiliser éventuellement des répulsifs. Après votre balade, mieux vaut aussi inspecter attentivement chaque partie de votre corps pour s’assurer que vous n’avez pas de tiques et là, une inspection mutuelle est recommandée afin d’observer certaines zones moins accessibles où les tiques peuvent se loger (dos, plis inguinaux, sous les aisselles et chez les enfants, dans le coup, derrière les oreilles…). Bien sûr, il faut aussi traiter ses animaux contre les parasites !

Dans une zone exposée, par exemple, il est conseillé aux promeneurs de porter des vêtements longs en premier lieu, et d’utiliser éventuellement des répulsifs

Et face à une tique : quelle réaction faut-il avoir ?

Il faut retirer délicatement la tique dans les 24h voire 48h, délai qui porte le risque de transmission de la zoonose à « modéré ». Au-delà, le taux de transmission augmente. Puis il s’agira de désinfecter la zone comme une authentique plaie. Attention, vraiment à respecter les étapes car la désinfection ou tout autre produit pulvérisé sur une tique en place peut la faire régurgiter et donc exposer à ses pathogènes si elle en est porteuse ! Il faudra ensuite surveiller le point de piqûre pendant un mois. Si vous avez peur de retirer la tique vous-même, vous pouvez consulter un professionnel de santé où vous rendre en pharmacie où des dispositifs facilitant l’extraction des tiques sont disponibles.

 

Tiques

  • Groussard

    Les tiques sont toujours présents, en randonnée dans une forêt près de Rennes, le 18 Mars 2018, j’en ai pris un, pourtant j’étais bien couverte……,
    je connais très bien, je pense qu’il n’y a pas de saison.

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