Les leviers pour améliorer l’observance

Le 21 avril 2015 - Par Sources : « Améliorer l’observance : traiter mieux et moins cher », Etude IMS Health - CRIP, nov. 2014 - « L’observance des traitements : un défi aux politiques de santé », Livre Blanc de la Fondation Concorde, mars 2014 - Ibid

A n’en pas douter, les Français ont des difficultés à bien suivre leurs prescriptions médicales. Ainsi la part de la population observante serait de l’ordre de 40%, faible donc.  Pour autant, il est possible d’améliorer ce chiffre. Voici les leviers qui pourraient le permettre :

  • Mieux informer les patients atteints de pathologie chronique, en leur délivrant, y compris grâce à Internet et les nouvelles technologies, une information fiable, facilement actualisable et encourageante ;
  • Former les professionnels de santé à la communication sur l’observance. Cela pourrait se concrétiser par des modules spécifiques dans le cadre du Développement Professionnel Continu (DPC) ainsi que par des dossiers favorisant le partage d’informations (Dossier Médical Partagé ou le futur Dossier Pharmaceutique) ;
  • Inciter les professionnels de santé à promouvoir l’observance contribuerait également à son amélioration. La Rémunération sur Objectifs de Santé Publique (ROSP) pourrait inclure une variation du bonus selon le taux d’observance par patient et être étendue à d’autres professions comme les pharmaciens ;
  • Le développement des nouvelles technologies pourrait aussi favoriser la création d’outils simples à utiliser, que ce soit en consultation ou à distance, et ainsi améliorer l’observance : SMS de rappel, e-mailing, assistance téléphonique… ;
  • Mobiliser les associations et l’entourage des malades serait un levier supplémentaire essentiel, avec l’émergence de « patients experts » ou de formations dédiées de type coaching, par exemple.

Rappelons que le coût évitable des complications dues à la mauvaise observance des traitements s’élèverait à 9 milliards d’euros par an en France. Qu’un million de journées d’hospitalisation par an seraient induites par la non-observance en France et que 8 000 décès seraient liés chaque année, en France, à une mauvaise observance.