Les Etats-Unis réalisent la première greffe de foie entre porteurs du VIH

Le 30 mai 2016 - Par Manon Costantini

Trois ans après la levée de l’interdiction, des médecins américains viennent de réaliser les premières greffes entre porteurs du VIH. Une belle avancée quand on sait que près de 122 000 personnes sont inscrites sur les listes d’attente aux Etats-Unis.

La première greffe de foie entre porteurs du sida au monde

C’est une grande première : des médecins américains ont réalisé pour la toute première fois au monde une greffe de foie entre deux porteurs du virus du sida (VIH). Mais ce n’est pas tout, les spécialistes ont également réussi la première greffe de rein « VIH à VIH » des Etats-Unis, « et ce n’est vraiment que le début », s’est ainsi réjoui Dorry Segev, professeur de chirurgie à l’hôpital universitaire Johns Hopkins Medecine à Baltimore, dans l’Etat du Maryland, à l’est des Etats-Unis.greffe-foie

Une greffe de rein entre porteurs déjà réalisée en Afrique du Sud

Le foie a été greffé chez un patient infecté par le sida depuis plus de vingt ans. Le rein, provenant de la même donneuse, a été greffé sur un autre patient porteur comme elle du VIH. Cette dernière intervention n’était pas la première mondiale puisqu’elle avait déjà été effectuées à plusieurs reprises en Afrique du Sud.

Plus de 500 séropositifs par an décèdent avec des organes sains

Jusqu’à il y a encore trois petites années, la législation américaine ne permettait pas ce type de greffe : le prélèvement d’organe sur un malade infecté par le VIH était interdit. C’est finalement grâce à l’adoption de la loi HOPE, qui signifie « espoir » en anglais et qui a été rendue applicable en 2013 par le président Barack Obama, que la greffe entre porteurs du virus est désormais possible. Jusqu’alors, les personnes infectées ne pouvaient que recevoir de la part des donneurs séronégatifs. C’est une belle avancée et un pas considérable pour les personnes infectées : entre 500 et 600 personnes touchées par le sida décèdent chaque année aux Etats-Unis avec des organes pourtant suffisamment sains pour être greffés, selon le professeur Segev.

© iStockphoto

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