Activité physique vs santé : nous ne bougeons pas assez !

Le 6 février 2018 - Par Vanessa Bernard

Nous ne bougeons pas assez ! Les chiffres en témoignent. Oui, mais alors pourquoi sommes nous si sédentaires ? Quels sont les risques à ne pas pratiquer suffisamment d’activité physique : on vous dit tout !

Combiné à un bon équilibre alimentaire, le sport fait des miracles… Et il n’est de cesse de le rappeler : les mauvaise habitudes à table, et plus précisément le manque d’équilibre durant les repas, couplées à une faible activité physique sont les premières causes de maladies évitables et de décès prématurés en Europe, surtout à une époque où l’obésité est croissante, et touche tous les âges. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en effet, en 2015, 15% des adultes étaient obèses en France. Un chiffre qui risque d’augmenter fortement d’ici à 2030, et pourrait alors atteindre 21% ! Or, si le défi majeur est de lutter contre la “mal-bouffe”, l’autre enjeu est bel et bien de promouvoir l’activité sportive, quelle que soit la pratique et le lieu.

S’avère qu’un tiers des maladies vasculaires et environ 30% des cancers seraient liés à des facteurs nutritionnels divers

Un constat : petits et grands ne bougent pas assez !

S’avère qu’un tiers des maladies vasculaires et environ 30% des cancers seraient liés à des facteurs nutritionnels divers, sans parler du risque arthrose… ; dans la même veine, apparaît que les personnes inactives ont un risque double de développer une maladie cardio-vasculaire par rapport aux personnes pratiquant une activité physique régulière. Ainsi, une surcharge pondérale trop élevée pourrait faire perdre en moyenne de 1 à 10 ans d’espérance de vie*. Oui, mais alors, bougeons nous assez pour rester en bonne santé ? La réponse est non ! En effet, alors que selon les recommandations de santé publique (OMS), il nous faudrait faire 10 000 pas par jour pour nous maintenir en forme, nous sommes 75%** à ne pas suivre la recommandation !

Du côté des enfants, le bilan n’est pas plus positif. En effet, selon la Fédération française de cardiologie (FFC) un enfant sur deux est bien trop sédentaire en faisant au moins une heure par jour d’activité physique. Autre chiffre révélateur : moins de 30% des collégiens se rendent en cours à pied quand seulement 4% y vont à vélo ou à trottinette***.

Le trop plein d’écrans

Si nul ne peut ignorer les bénéfices de l’activité physique, pourquoi alors sommes nous si nombreux à être trop sédentaires ? Si les facteurs de démotivation sont nombreux (une météo en berne, le manque de temps, la fatigue due au travail et autres tâches quotidiennes…), reste qu’il est un phénomène sociétal plus particulièrement mis en cause : la présence de nombreux écrans dans les foyers ! Ainsi, depuis 2006, la durée quotidienne moyenne de temps passé devant les écrans chez les adultes a augmenté de 53% (+44% pour les hommes et + 66% pour les femmes), passant de 3 heures 10 par jour à 5 heures 07. La proportion d’adultes passant 3 heures ou plus devant leur écran, en dehors de toute activité professionnelle, a ainsi atteint 80% en 2015 !****  

La proportion d’adultes passant 3 heures ou plus devant leur écran, en dehors de toute activité professionnelle, a ainsi atteint 80% en 2015 !

Ces enfants qui ont leur portable greffé à l’oreille 

Et chez les enfants, là encore, le constat n’est pas meilleur…  En effet, avec l’arrivée des nouveaux « jouets » connectés, la génération 2.0 s’avère être beaucoup moins active et endurante que les précédentes. Ainsi, les jeunes de 16 à 24 ans passent de plus en plus de temps les yeux rivés sur téléphone portable : près de quatre heures au total chaque jour tandis que les jeunes de 4 à 14 ans passent, eux, en moyenne trois heures quotidiennement devant les écrans… Or ces derniers, s’ils sont accusés de favoriser la sédentarité, sont aussi souvent à l’origine de notre fatigue visuelle pouvant être à l’origine de divers symptômes : picotements dans les yeux,  sensations d’œil sec, un oeil qui a tendance à rougir, une vision qui, parfois, se trouble ou encore  des maux de tête…

A l’occasion des 18e journées mondiales sans téléphone portable & Smartphone qui se tiennent ces 6,7 et 8 février, pensons donc un peu à « décrocher »ou plutôt à « raccrocher », et profitons de cette cure de jouvence pour nous faire du bien

 

*       Source : Global BMI Mortality Collaboration

**     Etude menée par l’association Attitude Prévention aux côtés d’OpinionWay et de l’IRMES

***   Source : Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps)

**** Etude Esteban 2015.