Le jeûne est-il bon pour la santé ?

Le 26 décembre 2016 - Par Vanessa Bernard

Et si entre noël et jour de l’an, (et si entre deux excès ?), nous faisions une pause « jeûne » ? Bien sûr, on peut aussi attendre 2017. Mais d’ici-là, comprenons bien les vertus de la pratique.

Plus qu’un rituel religieux, le jeûne est aussi pratiqué à des fins diététiques car on lui prête de nombreuses vertus. De plus en plus de personnes, en effet, ont recours à un régime « désintoxiquant » pour nettoyer le corps durablement des substances « nocives ». On dit du jeûne qu’il assainit le corps dans sa globalité et le rend plus résistant à long terme. Il n’est cependant pas à pratiquer à la légère…

Pourquoi le jeûne est salutaire

Lors d’un jeûne, on renonce à la nourriture solide (et liquide dans certains cas). Il faut savoir que dès que le corps est privé de ces ressources, il va alors déstocker l’énergie là où il la trouve. Les dépôts d’hydrates de carbone, les réserves de graisses et de protéines sont ainsi sollicités.

Le corps qui ne concentre plus son énergie vers la digestion, peut alors se focaliser sur la suppression des agents toxiques accumulés. Ainsi les substances nocives de l’organisme sont canalisées et évacuées lors du jeûne. Dès lors, il devient très important de boire beaucoup pour se débarrasser de ces substances indésirées.

Jeûne : tous les bienfaits

Les bienfaits plus souvent remarqués du jeûne sont :

  • Une peau plus belle
  • Un renforcement du système immunitaire
  • Une perte de poids et une meilleure fonction intestinale
  • Un soulagement général des plaintes chroniques
  • Un développement  du goût et de l’odorat
  • Une réduction du taux de cholestérol dans le sang
  • Un relâchement des tensions musculaires et vertébrales

Entamer un jeûne dans les règles de l’art

Pour autant, il est vraiment recommandé de ne pas se lancer sans avis médical, et donc conseillé d’en parler avec son médecin de famille. Le jeûne va alors pouvoir se dérouler en trois phases. La première est dite de « préparation » boire de l'eau: il s’agit ici de modifier graduellement ses habitudes alimentaires. On supprime l’alcool, le tabac, les sucreries et on évite (autant que faire se peut) les situations de stress. Cette étape est souvent la plus dure à surmonter.

Vient ensuite, la phase de « désintoxication » avec l’arrêt complet de la consommation de nourriture. Seuls certains liquides sont alors autorisés comme l’eau ou les tisanes, et pour les personnes à risques, certains jus de fruits et bouillons seront préconisés. La durée du jeûne varie selon les personnes (âge, sexe, poids, premier jeûne….) et dure en moyenne 3 à 10 jours ; certains s’étendent jusqu’à 3 semaines.

Enfin, on « rompt » le jeûne par un retour à la normalité : il est primordial de ne pas négliger cette phase qui doit être réalisée de façon très progressive pour optimiser les effets bénéfiques de la démarche entreprise.

Pour qui est-ce contre-indiqué ?

Dans le cas de certaines affections, le jeûne non accompagné professionnellement est déconseillé aux personnes souffrant de dépression ou de dérangements psychiques, aux personnes en surpoids, aux seniors, aux diabétiques, hépatiques, aux stressés… Il est aussi des publics qui, accompagnés ou non, ne doivent absolument pas pratiquer de jeûne. On parle ici des personnes atteintes de certaines maladies (cancer, tuberculose, maladies du cœur…), des femmes enceintes ou qui allaitent, des individus souffrant de pathologies alimentaires comme l’anorexie et la boulimie, des enfants, ou encore des personnes ayant un poids considéré « faible ».

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