ITW – Dr. Lévy-Dutel : « Minceur : ce qui est important c’est de se faire plaisir ! »

Le 31 mars 2016 - Par Vanessa Bernard

Comment être bien dans son corps pour être bien dans sa tête . Le Dr Laurence Lévy-Dutel, gynécologue-nutritionniste, attachée aux Hôpitaux de Paris, auteur de nombreux ouvrages sur l’alimentation et le bien-être*, nous livre ses conseils. Rencontre. 

Existe-t-il une définition de la minceur ou finalement, s’agit-il d’une acceptation de son corps ?

La minceur est théorique et peut prendre un sens médicalisé par le calcul de l’IMC, qui va alors être un repère pour les femmes. Mais il ne s’agit pas que de chiffres, le poids dépend des personnes mais aussi d’un vécu pondéral. Par exemple, passer de 120 à 90 kilos est déjà un énorme pas en avant ! Il faut temporiser et, par exemple, tenter d’abord de passer de l’obésité au surpoids.

Est-ce que mon « état d’esprit » peut influer sur ma prise de poids ?

Contrôler son poids ne se limite pas à contrôler son alimentation : le stress, l’activité physique, l’environnement… sont autant d’éléments à considérer puisque nous sommes dans le « multifactoriel ». Il y a aussi le passé de chaque individu qui doit entrer en considération. On ne peut pas toujours tout contrôler.

La minceur est théorique et peut prendre un sens médicalisé par le calcul de l’IMC, qui va alors être un repère pour les femmes

Et si je n’arrive pas à perdre de poids ?

La perte de poids, c’est avant tout de la rééducation alimentaire et un mode de vie. Je dis souvent à mes patientes, qu’il pleuve, qu’il grêle ou qu’il neige, sortez de chez vous, bougez ! Bien sûr, certaines femmes vont avoir besoin de se faire aider par une consultation personnalisée. Ce qui est sûr c’est : qu’il n’y a aucune raison que ça ne marche pas !

En termes d’alimentation, la maîtrise des quantités est primordiale

Quel conseil donner aux femmes qui veulent se sentir mieux dans leur corps et dans leur tête ?

En termes d’alimentation, la maîtrise des quantités est primordiale. Il n’y a aucun aliment à interdire, mais des équilibres à trouver. Après un repas, par exemple, un dessert peut se partager. Il faut prendre son temps dans ses choix alimentaires et faire la chasse au gras. Je suis favorable à la petite collation de 16/17 heures, ce que j’appelle le « sas de décompression ». Quand on a faim, c’est déjà trop tard !

On peut donc manger de tout, mais bien répartir les quantités ?

Ce qui est important c’est de se faire plaisir ! Les saveurs doivent être au rendez-vous même dans un processus de perte de poids, il faut toujours que votre assiette soit appétissante ! C’est aussi ce qui fera que durant cette période, le temps passera plus vite. Etre gourmet est donc essentiel dans un régime alimentaire. La maîtrise des quantités vous permet justement de ne pas vous interdire d’aliments. Et puis, il faut aussi de l’activité physique…

*« Le grand livre du Diabète » – Editions Eyrolles / « Les aliments minceur » – Editions Eyrolles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>