Infertilité : les premiers tests sur embryons humains autorisés

Le 3 février 2016 - Par Manon Costantini

C’est une grande première. Des scientifiques au Royaume-Uni ont été autorisés à manipuler, pour la première fois, des embryons humains pour les besoins de la recherche.

Une équipe de scientifiques de l’Institut Francis Crick, à Londres, avait déposé en septembre dernier une demande d’autorisation pour la manipulation d’embryons humains dans le cadre de leur recherche. Demande que l’autorité britannique de la fertilisation humaine et de l’embryologie (The Human Fertilisation and Embryology Authority-HFEA) a accepté, en ce début de mois de février. Une autorisation qui ne concerne, pour l’instant, que la méthode nommée Crispr-Cas9 qui permet en fait de cibler les gènes défaillants présents dans l’ADN.

Une étude qui pourrait permettre aux scientifiques de tenter de déterminer pour quelles raisons et dans quels cas certaines femmes font des fausses-couches

Une recherche prometteuse

Cette demande a évidemment été déposée dans un but bien précis : étudier les gènes en jeu lors du développement des cellules qui vont ensuite former le placenta. Une étude qui pourrait permettre aux scientifiques de tenter de déterminer pour quelles raisons et dans quels cas certaines femmes font des fausses-couches. « Comprendre le développement de l’embryon pourrait nous aider à comprendre les causes de l’infertilité, des fausses-couches et de certaines maladies génétiques », a ajouté Alastair Kent, directeur de Genetic Alliance UK.

Une recherche dont on attend beaucoup puisqu’elle pourrait considérablement faire évoluer la procréation mais surtout aider à lutter contre les troubles de la fertilité.

© iStockphoto

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