Hyperhidrose : ce qu’il faut savoir

Le 15 mars 2015 - Par Vanessa Bernard

Dans le langage commun, on va plutôt parler de production excessive de sueur plutôt que d’hyperhidrose. Quel que soit le nom, les symptômes sont de toute façon les mêmes : une transpiration trop abondante devenue handicapante.

Vos mains, vos pieds ou encore vos aisselles transpirent plus que de raison ? A tel point que vous en êtes gêné en société ? On peut alors parler d’hyperhidrose. Cette affection qui peut aussi se manifester par une sueur excessive de toutes les zones du corps pose question et pour ceux qui en souffrent, relève d’un véritable problème, notamment en société. Comment serrer la main de quelqu’un quand la sienne est ruisselante ? Oser retirer ses chaussures chez un hôte qui nous le demande en prenant le risque des odeurs et des traces sur le tapis blanc ? Le drame, c’est que plus la personne touchée est en situation de stress, plus le problème s’aggrave… C’est alors la double peine : avec l’anxiété, la transpiration redouble. Une situation souvent considérée comme « honteuse » par ceux qui en souffrent et qui, la plupart du temps, n’osent pas du tout en parler. Alors que faire ? Existe-t-il des traitements pour venir à bout de l’hyperhidrose ? OUI et heureusement.

Lutter contre l’hyperhidrose

Le chlorure d’aluminium hexahydraté est le traitement local de référence. Couramment appelé détranspirant, antitranspirant ou déodorant de longue durée, il se trouve en pharmacie sous forme de liquide ou de crème. Seulement voilà, il va être essentiellement efficace pour venir à bout d’une transpiration peu excessive mais ne sera pas nécessairement très utile contre les hyperhidroses gênantes… La seconde solution offerte aux patients est appelée « ionophorèse ». Celle-ci peut être préconisée dans le cadre d’hyperhidroses palmo-plantaires modérées. Ici, la technique consiste à plonger ses mains ou ses pieds dans deux bacs d’eaux traversés par un courant électrique, lors de séances de 10 à 20 minutes, chez le dermatologue ou le kinésithérapeute au départ, puis chez soi. Attention toutefois car les coûts de l’opération peuvent être assez prohibitifs du fait d’un l’appareillage onéreux (on parle de sommes entre 200 et 1 000 euros) dont le remboursement n’est pas toujours évident.

Ne pas hésiter à aller consulte

Autre possibilité encore, le Botox ou toxine botulique de type A qui s’avère très efficace (particulièrement pour le traitement des aisselles) mais qui là encore va pouvoir poser problème à cause de son prix… En outre, le recours à ce produit va être formellement iTranspiration excessiventerdit à certains publics (aux patients présentant une myasthénie, une sclérose latérale amyotrophique, à ceux prenant certains antibiotioques, aux femmes enceintes ou qui allaitent). Plus radicale, enfin, l’excision chirurgicale des glandes sudorales eccrines des aisselles quand ces dernières ne répondent pas aux traitement médicaux. Si la solution est 100% efficace, en revanche, elle laissera une cicatrice à vie… L’opération est aussi envisageable dans le cas d’hyperhidroses palmaires très invalidantes (la sympathectomie endoscopique transthoracique).  Mais attention, cette intervention n’est pas anodine puisqu’elle nécessite une anesthésie et peut aussi avoir des effets secondaires (comme la survenue d’une hyperhidrose compensatrice au thorax, au dos ou aux cuisses).

Quoi qu’il en soit, si vous vous sentez concerné, le premier réflexe est de consulter !

Plus d’informations : www.abimelec.com

 

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