Génériques : le rôle clé du pharmacien

Le 22 octobre 2015 - Par Vanessa Bernard

Dans le déploiement du médicament générique, les professionnels de santé ont un grand rôle à jouer. Il y a le généraliste, bien sûr, mais aussi le pharmacien qui est souvent un interlocuteur privilégié, celui à qui nous posons toutes nos questions. Quel est son rôle ? Les réponses de Laëtitia Hible, pharmacien et présidente du groupement indépendant Giphar.

« A l’origine, il revenait aux médecins généralistes de déployer le médicament générique. » Finalement, aujourd’hui, ce sont les pharmaciens qui sont les professionnels les plus concernés puisqu’ils ont le pouvoir de substitution du médicament princeps. Et Laëtitia Hible de préciser : « Il faut savoir que le médicament générique coûte 30 à 40% moins cher. Pour autant, le pharmacien, lui, ne perd rien sur la marge qu’on lui a fixée puisque, qu’il soit question de générique ou de princeps, elle reste la même. Cela nous permet donc de vendre le médicament générique sans être desservi. » Ainsi, le pharmacien reste vraiment l’acteur principal : il est en première ligne, il se trouve devant le patient, il explique l’intérêt du médicament générique, sa qualité, son innocuité, et parfois, essuie des refus spontanés.

Le pharmacien est investi du rôle d’information

« Le pharmacien est investi du rôle d’information, poursuit Laëtitia Hible, et il semblerait que nous le jouions bien puisque depuis un certain temps, nous constatons moins de résistance vis-à-vis du médicament de substitution. » Le tiers payant semble avoir freiné les réticences, ceci étant dû sans doute aussi au dispositif « tiers payant contre génériques ». Depuis sa mise en place, de plus en plus nombreux sont les patients à déclarer « je vais essayer ». En effet, dans le cas contraire, ils seraient obligés de payer… Pour autant, toutes les officines continuent de se mobiliser pour faire en sorte de rassurer quant aux médicaments génériques dont le déploiement, comme tient à le préciser notre pharmacien « permettrait de réaliser une économie de 395 millions d’euros comme le prévoit le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2016. » Une économie substantielle, pour le moins.

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