Gaspillage de médicaments : les Français filent enfin droit

Le 18 mai 2016 - Par Vanessa Bernard

Si la redistribution des médicaments non utilisés n’est plus autorisée depuis 2008, rapporter ses médicaments chez son pharmacien constitue tout de même une mesure de sécurité sanitaire et de protection de l’environnement !

Un enjeu de santé considérable

Les Français conservent de moins en moins de médicaments chez eux et ont bien pris conscience de l’importance de la collecte, selon l’association Cyclamed, chargée d’organiser la récupération des médicaments. Lorsqu’ils sont périmés ou même simplement non-utilisés, les médicaments peuvent être rapportés en pharmacie. Finalement, les produits sont éliminés « dans le respect de l’environnement » au sein de 55 incinérateurs qui récupèrent ensuite l’énergie qui est à son tour utilisée pour l’éclairage ou le chauffage.

15 477 tonnes de médicaments récoltés en 2015

En 2015, 15 477 tonnes de médicaments ont été récoltées, contre 15 465 tonnes en 2014, ce qui constitue une hausse de 0,4%. Plus précisément, cela correspond en moyenne à 185 grammes de médicaments par Français qui ont été rapportés, seldisposal of expired drugson Cyclamed. Selon une étude menée par l’institut CSA, l’année 2016 semble être porteuse de bonnes nouvelles. Le poids des médicaments non utilisés par les Français continue à diminuer. Après avoir subi une baisse de 8% en 2012 et 18% en 2014, on parle de 10% pour l’année 2016 : « Les Français gardent de moins en moins de médicaments dans leur armoire à pharmacie, cela signifie qu’ils respectent mieux leurs traitements et qu’il y a moins de gaspillage », s’est réjoui Thierry Moreau-Defarges, président de Cyclamed. Grâce aux différentes campagnes de sensibilisation menées par les autorités de santé, les traitements ont été mieux observés, mieux adaptés et les prescriptions des médecins sont donc plus modérées.

Une prise de conscience générale

De plus, les Français semblent se sentir plus concernés par le phénomène de gaspillage. Pour 93% des Français interrogés dans un sondage BVA, la collecte et la destruction des produits évitent que les médicaments finissent leur course dans les décharges et, ainsi, polluent l’eau. 90% des sondés considèrent également que cette collecte permet de limiter les risques d’intoxication.

© iStockphoto

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>