Fausse couche : les cellules déciduales en cause

Le 21 mars 2016 - Par Manon Costantini

Une femme sur quatre subirait une fausse couche. Et, parmi ces dernières, 1% verrait cet épisode se répéter. Une équipe de scientifique a cherché à comprendre le phénomène en reprenant les choses depuis le départ. Explications. 

Fausse couche : 1 femme sur 4 concernée

Les causes liées aux fausses couches se précisent. Jusqu’ici, il avait été prouvé que certains cas faisaient suite à plusieurs avortements consécutifs déclenchés avant la 12e semaine de grossesse. Un lien de causalité avait aussi déjà été établi entre cet
épisode malheureux et certaines causes congénitales, organiques ou hormonales comme des malformations utérines, des problèmes hormonaux ou encore des carences en vitamines. Une équipe internationale de chercheurs a souhaité aller plus loin.

Des cellules spéciales mises en cause

fausse-coucheMais en premier lieu, il faut comprendre le phénomène : à la suite de la fécondation, pour que l’embryon puisse s’implanter dans l’utérus et, ainsi, débuter la formation du foetus, l’endomètre (la muqueuse interne de l’utérus) crée ce que l’on appelle des cellules spéciales, nommées cellules déciduales. Ce sont justement ces dernières qui vont permettre l’implantation de l’embryon dans l’utérus : elles jouent donc un rôle essentiel pour la nidation et la formation de l’embryon. Les chercheurs ont logiquement démarré leur étude par cette étape en tentant de la reproduire en laboratoire.

Les cellules déciduales  vont permettre l’implantation de l’embryon dans l’utérus : elles jouent donc un rôle essentiel pour la nidation et la formation de l’embryon

Des cellules incapables de faire le travail

Après avoir prélevé les cellules de 183 femmes ayant subi au moins trois fausses couches consécutives, les scientifiques ont pu observer un phénomène intéressant : alors que normalement, l’organisme développe naturellement ces cellules déciduales, indispensables à la grossesse pour pouvoir accueillir et alimenter le foetus, les femmes ayant des difficultés à procréer affichaient un déficit malgré le développement de ces cellules. De fait, la grossesse débute mais n’aboutit pas ; comme si ces cellules avaient juste assez de puissance pour accueillir l’embryon, mais pas assez pour l’alimenter et l’aider à se construire. Une nouvelle piste ouverte et à étudier de façon plus approfondie.

© iStockphoto

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