Étiquette nutritionnelle ou comment mieux évaluer la qualité des produits

Le 26 février 2015 - Par Gaële Bengui

Fin 2013, le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé (PNNS) remettait un rapport au ministère de la Santé,  avec un certain nombre de préconisations sur son sujet de prédilection. Parmi elles, l’étiquette nutritionnelle…

Déchiffrer les tableaux de composition nutritionnelle des aliments présents sur les étals des supermarchés est souvent un véritable casse-tête ! Les chiffres sont difficilement décryptables, les termes utilisés, peu compréhensibles des non initiés. Pourtant, nombreux sont les consommateurs désireux de connaître la qualité nutritive des produits qu’ils achètent conscients qu’ils sont, désormais, de l’impact de l’alimentation sur la santé. Selon le Baromètre Association nationale des industries alimentaires (TNS Sofres, mai 2013), la transparence représenterait même l’un des principaux points d’amélioration. Le système coloriel préconisé par le professeur Serge Hecberg pourrait donc apporter une réponse concrète à l’opacité actuelle ne nous permettant pas de savoir avec certitude si les produits que nous achetons sont vraiment adaptés à nos besoins. Est-ce à dire qu’il faut pointer du doigt certain d’entre eux ? L’idée n’est pas là. Le professeur Hercberg explique : « Manger équilibré ne consiste évidemment pas à interdire des aliments. L’étiquette nutritionnelle vise à informer clairement et rapidement le consommateur sur les denrées les plus recommandables du point de vue de leur qualité nutritionnelle. »

Des pastilles de couleur pour guider le consommateur

Ainsi, le code couleur pressenti estampillerait de « vert » les produits les plus favorables et de « rouge », ceux ayant une qualité nutritionnelle moindre sur la face avant des emballages, avec au mileu des alternatives « orange » et « rose ». Un système qui évidemment fait couler beaucoup d’encre, notamment chez les industriels mais qui connaît le plébiscite du côté des consommateurs, soucieux de pouvoir comparer clairement les produits qui remplissent leurs assiettes…

Si la réglementation européenne ne permet pas d’imposer l’utilisation d’un étiquetage nutritionnel simplifié, quel qu’il soit, aux industriels, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, souhaite toutefois intégrer dans sa future loi de santé un système opérationnel, pratique et qualitatif… A suivre.

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