Enurésie nocturne : dédramatiser !

Le 29 juin 2016 - Par Manon Costantini

Dédramatiser, voilà le maître-mot. Non, l’énurésie nocturne (le « pipi au lit ») de votre enfant n’est pas honteux, il faut simplement traiter le phénomène. Mais pour le traiter, encore faut-il en parler…

15% des énurésies nocturnes s’en vont d’elles-mêmes

Avant toute chose, il est important de ne pas considérer l’énurésie nocturne, quelle qu’elle soit, comme un problème majeur. Dans 15% des cas d’énurésie observés, le phénomène part même sans rien faire au fil du temps. Pour les 85% restants, il est important de connaître les étapes de maturation naturelle pour savoir à quel moment il est opportun d’aller consulter un spécialiste. Tout d’abord, il faut savoir que durant la première année de vie du nourrisson, uriner est un simple réflexe. Aux alentours de la deuxième année, l’action d’uriner se fait consciemment et volontairement, l’enfant choisit de le faire et le fait savoir à son entourage par le biais de signes, de bruits ou de geénurésiestes. Vers ses 18 mois, la machine commence à être bien huilée : le jeune enfant comprend alors le mécanisme et apprend petit à petit où et à quel moment uriner. C’est à l’âge de deux ans environ que l’on considère que l’enfant est capable d’être propre durant la journée. Finalement, passé trois ans, la miction (l’action d’uriner) est assez évoluée pour pouvoir se réguler automatiquement. Un enfant peut se retenir d’uriner, en contractant les muscles du périnée et le sphincter, s’il ne dispose pas d’endroit pour le faire ou que ce n’est pas le moment : en clair, l’enfant est dans le contrôle. Près de 15 à 20% des enfants de trois ans sont propres durant la nuit en plus du jour, sachons aussi que 90% acquièrent cette propreté nocturne seulement à l’âge de cinq ans.

Enurésie : observer avant de tirer la sonnette d’alarme

Vous l’aurez compris, entre 2 et 5 ans, il peut être tout à fait « normal » qu’un enfant ne parvienne pas à se retenir d’uriner durant la nuit. C’est lorsqu’il dépasse les cinq ans que l’ parle alors d’énurésie nocturne et que le phénomène est à surveiller. Si le problème se résout parfois de lui-même, près d’1% des enfants énurétiques le restent une fois arrivés à l’âge adulte. Avant toute chose, si le bambin est incontinent durant son sommeil, il faut s’assurer qu’il urine correctement et à la bonne fréquence durant la journée. Les parents doivent alors surveiller la position que l’enfant adopte lorsqu’il va aux toilettes : il doit pouvoir être à l’aise pour pouvoir vider sa vessie correctement. En moyenne, on considère que l’enfant devrait faire cinq à six « pauses pipi » au cours de la journée. Ce dernier doit donc boire suffisamment le jour et se vider lorsqu’il en a besoin, sans attendre le dernier moment.

Divers traitements mis à disposition de l’enfant

Au-delà de l’hygiène, il est aussi essentiel d’aller consulter si le problème persiste et que les parents ne voient aucun changement au fil du temps. L’incontinence nocturne constitue non seulement un désagrément physique, il n’est jamais agréable d’uriner dans son lit… Mais aussi un obstacle considérable dans la vie sociale de l’enfant. L’énurésie peut devenir un handicap psychologique, qu’il en parle ou s’en cache, l’enfant peut développer un trouble du comportement. L’énurésie n’est pas une honte, il existe plusieurs traitements pour la surmonter. Un interrogatoire approfondi chez un spécialiste suffit parfois à venir à bout du problème.

© iStockphoto

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