Cancers pédiatriques : 2 500 cas chaque année

Le 3 février 2018 - Par Vanessa Bernard

Chaque année, 2500 enfants connaissent le cancer. Si 80% des petits patients concernés guérissent, malheureusement 20% ne survivent pas à la maladie.

Il existe de nombreux types de cancers pédiatriques qui s’identifient par différentes souches : les leucémies, les tumeurs du système nerveux central, les lymphomes, les carcinomes, les tumeurs germinales et épithéliales, les sarcomes osseux et extra-osseux, ainsi que diverses tumeurs encore plus rares. Les cancers de l’enfant sont en effet une constellation de maladies rares qui peuvent toucher tous les organes, être localisés, ou s’accompagner de métastases. En France, chaque année, près de 2 500 nouveaux cas de cancers ou de leucémies sont diagnostiqués chez les enfants (1 700) et les adolescents (800). Bien que rares, ces cancers constituent la deuxième cause de mortalité entre 1 et 14 ans et la troisième cause pour les 15-18 ans.

Les cancers de l’enfant sont en effet une constellation de maladies rares qui peuvent toucher tous les organes, être localisés, ou s’accompagner de métastases

Cancers pédiatriques : quels sont les plus fréquents

Les cancers qui touchent les plus jeunes ne sont, en effet, pas les mêmes que ceux qui concernent l’adulte. Les symptômes, les traitements et les taux de survie sont également différents. La moitié des cancers de l’enfant survient avant l’âge de 5 ans. Avant 1 an, les tumeurs du système nerveux sympathique sont les plus fréquentes, suivies par les tumeurs du système nerveux central et les leucémies. Entre 1 et 5 ans, les leucémies prédominent avec les tumeurs du système nerveux central. Après 5 ans, les leucémies, les tumeurs du système nerveux central et les lymphomes représentent les cancers les plus diagnostiqués.

En France, chaque année, près de 2 500 nouveaux cas de cancers ou de leucémies sont diagnostiqués chez les enfants et les adolescents 

20% d’enfants et d’adolescents n’y survivront pas

Chez l’adolescent, les cancers les plus fréquents sont la maladie de Hodgkin (22 %), les leucémies aiguës (12 %), les cancers de la thyroïde (9 %), les tumeurs germinales gonadiques (9%), les tumeurs du SNC (8%), les tumeurs osseuses (8 %), et les lymphomes malins non hodgkiniens (7 %). Au total, on dénombre plus de 60 types de cancers pédiatriques différents. A 5 ans, le taux de survie généralement observé est de 80% en moyenne tous types de cancers et tous âges confondus, cela grâce aux progrès de la recherche. Reste que malheureusement, 20% de petits malades ne peuvent être guéris.

Cancers pédiatriques : des chiffres qui inquiètent

Et si 20% ne peuvent survivre, ce qui inquiète aussi, c’est que dans les années 2000, la fréquence des cancers pédiatriques a été 13% plus élevée que dans les années 1980. Ainsi, en avril dernier, après une étude publiée dans The Lancet Oncology, l’OMS tirait la sonnette d’alarme sur le phénomène précisant qu’entre 2001 et 2010, l’incidence des cancers chez les enfants de moins de 14 ans a  été de 140 cas pour 1 million d’enfants par an. Et si une partie de cette augmentation est justifiée par une meilleure détection ou un dépistage plus précoce de ces cancers, reste qu’il ne faut pas non plus exclure les facteurs extérieurs, tels que des infections ou certains polluants présents dans l’environnement…

L’environnement en question ?

S’avère que la diminution de l’exposition des enfants aux microbes dans les sociétés développées pourrait alors jouer un rôle dans l’augmentation des cancers impliquant un comportement anormal du système immunitaire, comme la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL). Mais ici l’emploi du conditionnel reste de rigueur. En effet, impossible encore d’expliquer pourquoi des enfants choyés, bien nourris, qui ne fument pas, ne boivent pas, et sensés être en pleine forme à un âge si tendre développent des tumeurs. Des recherches restent à mener (et sont d’ailleurs en cours), notamment sur les liens possibles entre les cancers chez l’enfant et l’environnement. Et, n’oublions pas que malgré les progrès scientifiques de ces dernières décennies, chaque année, 500 jeunes meurent des suites d’un cancer pédiatrique. 

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