Journée mondiale de lutte contre cancer : l’heure du bilan

Le 4 février 2018 - Par Vanessa Bernard

En 2017, le cancer a touché 400 000 personnes. Parmi elles, 150 000 personnes en sont mortes. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cancer, dressons le bilan de cette maladie qui malgré les progrès continue de tuer.

En France, les cancers les plus fréquemment rencontrés sont ceux de la prostate, du sein, du côlon-rectum et du poumon. En 2017, le nombre de nouveaux cas de cancer été estimé à 400 000 dont 214 000 chez les hommes et 186 000 chez les femmes. Chez ces dernières, ce sont les cancers du sein, du côlon-rectum et du poumon qui sont les présents. D’ailleurs, le cancer du poumon n’a cessé d’augmenter ces 30 dernières années dans la population féminine. Ainsi, le nombre de nouveaux cas a été multiplié par 7. En cause, notamment, la hausse du tabagisme. Le cancer du poumon est ainsi en passe de devenir la première cause de décès par cancer chez les femmes. Chez les hommes, ce sont les cancers de la prostate, du poumon et du côlon-rectum que l’on retrouve le plus souvent. Quant aux décès par cancer, sur les 150 000 qui ont tué l’année dernière, 84 000 ont concerné des hommes et 66 000, des les femmes.

Cancer : des progrès, mais pas que…

Si du fait de l’allongement de la durée de vie, le nombre de nouveaux cas de cancers et de décès par cancer en France tend à augmenter, reste quand même que la mortalité a diminué de 1,5 % par an chez les hommes et de 1 % par an chez les femmes entre 1980 et 2012. Une baisse notamment liée à des diagnostics plus précoces, à des traitements plus efficaces et à la diminution globale du risque de mourir de cette maladie. Au cours des trois dernières décennies, les cancers de l’estomac, de l’œsophage, des voies aérodigestives supérieures et du col de l’utérus ont vu leur incidence et leur mortalité diminuer de concert. Concernant maintenant les cancers du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme, si leur incidence a augmenté, en revanche le nombre de décès liés à lui baissé.

Une baisse notamment liée à des diagnostics plus précoces, à des traitements plus efficaces et à la diminution globale du risque de mourir de cette maladie. 

En revanche, il est cancers dont tant l’incidence que la mortalité liée ont augmenté : le mélanome cutané, le cancer du système nerveux central et le cancer du poumon chez la femme, on l’a vu.

Facteurs de risques du cancer

Dans la 9e édition de son rapport annuel « Les cancers en France » (juin 2017), l’Institut national du Cancer (INCa) a mis en avant les facteurs de risques de la maladie et rappelé que 40% pourraient être évités grâce à des changements de comportement et de modes de vie. Ainsi, le tabagisme, la sédentarité, l’alcool, et une mauvaise alimentation contribuent à favoriser un certain nombre de cancers. L’Inca évoque ainsi, par exemple, 20 à 25% des cas attribuables à des facteurs « nutritionnels » (consommation d’alcool, excès de viande et de charcuteries, faible consommation de fruits, légumes et fibres). Il évoque aussi les dangers du surpoids, de l’obésité et du manque d’activité physique.

L’Inca évoque ainsi, par exemple, 20 à 25% des cas attribuables à des facteurs « nutritionnels » : consommation d’alcool, excès de viande et de charcuteries, faible consommation de fruits, légumes et fibres

Alcool : 2e cause de mortalité évitable

Pour l’Inca, après le tabac, la consommation d’alcool est ainsi la 2e cause de mortalité évitable par cancer en France. A ces deux « addictions », on attribue respectivement chaque année 45 000 décès annuels par cancer pour la première, et 15 000 pour la seconde. En outre, apparaît également, qu’entre 5 à 10% des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux (agents chimiques, physiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, les sols, l’eau etc.).

Apparaît également, qu’entre 5 à 10% des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux

Cancer : quelle vie « après » ?

Le nombre de personnes de 15 ans et plus en vie en 2008 et ayant eu un cancer au cours de leur existence est de l’ordre de 3 millions : 1 570 000 hommes et 1 412 000 femmes. Reste que malgré des progrès considérables, parmi les anciens patients, 3 sur 5 déclarent avoir conservé des séquelles deux ans après leur diagnostic. Par ailleurs, 9 % rapportent qu’il leur est déjà arrivé d’être l’objet d’attitudes de rejet ou de discrimination liées directement à leur maladie. Concernant le retour à l’emploi, maintenant, apparaît aussi que la situation professionnelle des personnes ayant été touchées par la maladie s’est considérablement dégradée deux ans après le diagnostic :  les chiffres indiquent ainsi un taux d’emploi passé de 82 % à 61,3 % et un taux de chômage, de 7 % à 11 %.

Les chiffres indiquent ainsi un taux d’emploi passé de 82 % à 61,3 % et un taux de chômage, de 7 % à 11 %

La recherche, les soins, et la vie pendant et après la maladie restent donc des points fort d’amélioration en dépit de grands progrès. Près de 18% des patients, en effet, jugent l’annonce de leur diagnostic « trop brutale ». Rappelons aussi que plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de survie sont importantes. A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cancer, restons tous solidaires face au cancer.

  • cayot patricia

    on en connait les principales causes, depuis bien longtemps, les chiffres qui évoluent aussi… j’aimerai bien que nos scientifiques et médecins soient plus ouverts quant au traitements et se penchent enfin sur le comportement des oncologues et autres médecins qui ne sont plus que des « techniciens du cancers »!! si vous voulez faire de la prévention soyez à l’écoute de vos patients, et suivez leur évolution physique ET mentale!, beaucoup d’efforts à faire dans ce domaine messieurs les tout-puissants docteurs !!!

  • morand

    ce n’est pas dans l’actualité du jour, mais j’observe autour de moi de plus en plus de rechutes de cancers du sein bien après les 5 ans décidés par Mme Bachelot, ou après 74 ans. Des cancers qui coutent beaucoup plus cher à traiter, diagnostiqués trop tard et nécessitant des traitement plus lourds; ma soeur serait morte si son médecin avait respecté les consignes.
    Est il possible de revenir sur cette décision.

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